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Vidal et First.... mes deux berger allemand

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Vidal et First.... mes deux berger allemand

Message par Invité le Sam 23 Oct 2010 - 23:18

bonjour

nouveau sur le forum et également membre sur rescue depuis peu, je souhaite vous présenter mes b.a. Vidal et First


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Re: Vidal et First.... mes deux berger allemand

Message par Invité le Sam 23 Oct 2010 - 23:22



on recommence.............. oublié de cliquer sur ok...... Donc, je vous présente Vidal et First.

[/dailymotion]

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Re: Vidal et First.... mes deux berger allemand

Message par Invité le Sam 23 Oct 2010 - 23:25


troisième essai...... accompagné de toutes mes excuses


[dailymotion]<object width="480" height="360"><param name="movie" value="http://www.dailymotion.com/swf/video/xf8vo0?additionalInfos=0"></param><param name="allowFullScreen" value="true"></param><param name="allowScriptAccess" value="always"></param><embed type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.dailymotion.com/swf/video/xf8vo0?additionalInfos=0" width="480" height="360" allowfullscreen="true" allowscriptaccess="always"></embed></object><br /><b><a href="http://www.dailymotion.com/video/xf8vo0_vidal-et-first-17-octobre-2010_animals">Vidal et First. 17 octobre 2010</a></b><br /><i>envoy&eacute; par <a href="http://www.dailymotion.com/domodi">domodi</a>. - <a href="http://www.dailymotion.com/fr/channel/animals">Regardez des vid&eacute;os d'animaux dr&ocirc;les.</a></i>[/dailymotion]

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Re: Vidal et First.... mes deux berger allemand

Message par Invité le Sam 23 Oct 2010 - 23:28

je ne capte pas le pourquoi de cet échec. Je propose a l'admin d'effacer tout ce brouillon et de m'expliquer en mp le souci que je rencontre Basketball

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Re: Vidal et First.... mes deux berger allemand

Message par Invité le Sam 23 Oct 2010 - 23:43

scratch effectivement, c'est assez confus ! Very Happy



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Re: Vidal et First.... mes deux berger allemand

Message par Invité le Sam 23 Oct 2010 - 23:49

en voilà une :



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Re: Vidal et First.... mes deux berger allemand

Message par Liloucette le Dim 24 Oct 2010 - 8:59

Le jeunot qui cherche l'aîné pour jouer et le plus vieux qui se laisse volontiers aller au jeu. Ils s'entendent bien ces deux-là.
A un moment, j'ai cru qu'ils attendaient leur friandise sagement assis, ils suivaient du regard je ne sais quoi, et le petit jeune impatient s'est avancé mais apparemment non pas de friandises.
Déçus ils se couchent côte à côte, pattes dans les pattes, puis finalement ils se remettent à jouer, cette fois sous l'invitation du plus vieux.
Deux chiens qui s'entendent aussi bien, c'est tellement plaisant à voir.

Liloucette
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Re: Vidal et First.... mes deux berger allemand

Message par doggymiss le Dim 24 Oct 2010 - 10:35

Michel tu dis en voila une mais je crois qu'il n' y en a qu'une Wink

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Re: Vidal et First.... mes deux berger allemand

Message par Invité le Dim 24 Oct 2010 - 22:11

bonsoir

désolé pour ce brouillon qui précède la vidéo. Permettez moi de vous présenter mes deux b.a.

Le plus âgé s'appelle Vidal. il a 6ans et 7 mois. Il a pratiqué l'obéissance en concours (classe 3 homologué). Nous avons mis Vidal a la retraite cette année au mois de juin. Je peux dire que nous nous sommes super bien éclaté dans tous les concours.

Le second s'appelle First. Il a 6 mois et quelques jours. Nous l'avons adopté en début septembre. Nous l'avons vu sur le forum rescue et..... cliquez sur le lien qui suit et vous pourrez lire son histoire...... First, notre nouveau compagnon

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Re: Vidal et First.... mes deux berger allemand

Message par Invité le Lun 25 Oct 2010 - 5:24

ils sont superbes tes chiens vraiment magnifique

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Re: Vidal et First.... mes deux berger allemand

Message par Invité le Lun 25 Oct 2010 - 6:07

bonjour

ils sont superbes tes chiens vraiment magnifique


merci pour le compliment. Il est vrai que j'ai toujours été Berger Allemand depuis mon enfance..... enfin, quand je dis enfance, c'est par la force des choses que j'ai appris a connaitre le berger allemand. En gros, enlevé par la justice a mes géniteurs pour maltraitance, placé quelques temps dans un foyer de l'assistance publique, je me suis retrouvé dans une "famille d'accueil" comme commis de ferme agricole. C'est là que j'ai "connu" mon premier berger allemand mais surtout, que j'ai appris a connaitre les animaux en tout genre et les chiens en particulier.
Quand l'on perd sa famille pour quelque raison que ce soit, c'est dur a vivre et de surcroit quand l'on est un môme de seulement 12ans.C'est un jeune chiot berger allemand arrivé dans cette ferme agricole pour remplir la fonction de "chien de troupeau", qui m'a permis de rester connecté avec le reste du monde et surtout de me donner sans compter l'amour que tout môme a besoin pour ne pas disjoncter complètement. Je l'avais baptisé "chien". Il est resté a mes cotés durant deux années. Par ma faute..... pour ne pas avoir pris en compte la remarque de mon patron, "il m'avait prévenu de ne pas sortir "chien" en balade parce que des boulettes de nourritures empoisonnées avaient étés jetés par hélicoptère dans la région pour tenter d'éradiquer la rage qui sévissait"........ Par ma faute, "Chien" est mort empoisonné. Ce jour là, je m'étais fait une promesse. celle de toujours avoir a mes cotés et cela jusqu'à ma mort, un berger allemand...... Cela, pour ne jamais oublier ma connerie de môme. Pour ne jamais oublier qu'un animal qui m'avait permis de continuer a me battre dans ma vie d'être humain, qui m'avait donné sans compter tout l'amour que seul dans la gente animale, un chien avait été capable de me donner, qui me faisait confiance a 100%..... qu'a cause de moi, il est mort empoisonné.

Alors, il y a eu "chien" "Sultan" "Diane" et maintenant il y a "Vidal" et "First". En presque 43 années.....

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Re: Vidal et First.... mes deux berger allemand

Message par Invité le Lun 25 Oct 2010 - 6:29

elle est tres émouvante ton histoire et c est fou comment un animal peut nous donner la force avec bianca quand je vais pas bien elle vient directe me voir et ce n est pas de ta faute si il est mort empoissonné certe tu n aurai pas du le sortir mais ce sont les boulettes empoissonnées qu il l ont emportés.

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Re: Vidal et First.... mes deux berger allemand

Message par doggymiss le Lun 25 Oct 2010 - 7:00

Dominique, elle est bien touchante ton histoire, j'ai toujours dit qu'un chien équilibrait les enfants, ils nous donne tellement d'amour!! je comprends que tu ais du t'en vouloir pour Chien, mais tu étais jeune!!
en tout cas Vidal et First sont heureux à tes cotés!! c'est super Very Happy

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Re: Vidal et First.... mes deux berger allemand

Message par Invité le Lun 25 Oct 2010 - 15:15

oui, dans un sens, c'est vrai que je ne suis pas vraiment responsable. Mais il y a toujours le moment vécu ou l'on découvre l'animal que l'on croit endormi...... Plutôt que de tenter de vous expliquer ma pensée, Je vous fait un copié collé de ce tragique moment que je récupère de mon bouquin que je suis en train d'écrire sur mon forum......


extrait de mon bouquin "Résilience"

...........Ce matin là, après la traite des vaches, mon patron disparaît toute la matinée. C’est vers midi qu’il refait son apparition, accompagné d’un chiot qu’il enferme tout de suite dans l’écurie. En repassant près de moi, mon patron me lance

" Viens manger et dépêche-toi ".

Comme chaque fois, c’est dans un silence religieux que chacun se dépêche d’avaler sa pitance, moi plus vite que les autres.
Le reste de la journée est occupé à faire des travaux d’entretien sur le matériel agricole.
Enfermé dans l’étable, le chiot ne fait que de pleurer. Plusieurs fois mon patron est allé le calmer a sa manière, c’est à dire en lui donnant des coups. Du moins je le pense! Parce que je ne le vois pas faire. Toujours est-il qu'a chaque fois qu’il entre dans l’étable, j’entends le chiot pleurer beaucoup plus fort. Il est vrai que ce n’est ni plus ni moins qu’un animal de la ferme, au même titre que les bovins, cochons, poulets ou autres bestioles vivants sur l’exploitation.
Apparemment, ce chiot est appelé à remplacer le chien précédent qui c’est fait écraser par la remorque du tracteur que conduisait mon patron.

Voila comment cela c'est passé.....

Mon patron et moi sommes occupés a évacuer le tas de fumier qui prône majestueusement devant l’étable. Pour ce faire, nous disposons de deux tracteurs. L’un est muni d’un chargeur, l’autre d’une remorque. Utilisant le premier tracteur pour charger la remorque du deuxième, mon patron est attelé à sa tâche comme tout professionnel agricole qu’il est. Pour ma part, je me tiens à coté de la remorque une fourche en main pour ramasser et charger le fumier qui tombe.
Mon patron m’a demandé de bien regarder comment il procède. Selon ces dires, ce travail deviendra mon travail. Il faut dire qu’au fond de moi-même je suis pressé de mettre mon derrière sur tous ces engins agricoles. Surtout je veux lui prouver que je suis capable d’accomplir n’importe quels travaux de la ferme.
Au milieu de ce chantier, le chien se promène en toute liberté. Seulement voilà! Cet animal ne doit pas avoir toute sa raison. A chaque démarrage du tracteur qui est attelé a la remorque, cet idiot de chien mord a pleines dents dans les pneus de la remorque qui est en mouvement. Ce qui devait arriver.....
La tête du chien n’existait plus. La roue de la remorque chargée de plusieurs tonnes de fumier....
Il n’est pas besoin que j’aille plus loin dans les explications.
Pauvre chien bête, animal serviable pour rassembler le bétail, animal gardien des biens de son humain de maître, toujours couché à ces pieds attendant le moindre de ces ordres pour bondir tel un esclave, et accomplir la tâche ingrate.
De ta pitance, que puis je dire ? C’est la même que celle donnée aux cochons. De l’eau mélangée a de la farine d’orge, avec en prime, les restes de repas de tes humains de maître.

Des caresses, jamais tu n’en à reçu. Des coups, tu recevais ta ration quotidienne, sans jamais te plaindre. La queue entre les pattes, tu partais te cacher dans un coin de l’étable. Tu te faisais oublier quelques instants, puis tu revenais en rampant, te coucher auprès de ton maître qui ne daignait même pas un regard sur ta soumission.
Tu sais petit chien bête, tu as eu la même vie que moi quand j’étais..... On est pareil tous les deux. Moi aussi j’essaie de mordre quelque chose qui tourne.
Seulement voilà, à la différence de toi petit animal inférieur, moi petit humain supérieur, je lâche prise avant de me faire écraser la tête.
Je ne suis pas courageux ! Tu crois ? ...... D’accord, tu as raison, mais si je lâche prise au bon moment, c’est parce que je suis un humain intelligent et que..... enfin, je crois.
Adieu vieil animal bête et courageux.

Les cris plaintifs du chiot ont accompagné nos travaux pendant toute la journée. Je dois avouer une certaine compassion envers cette bestiole que je n’ai qu'entraperçu quelques secondes.
Ce soir là pendant le souper, mon patron explique a son épouse que si ce "cabot" continue de chialer, il ne fera pas de vieux os. Il explique qu’il a la possibilité d’avoir un vrai chien de troupeau, mais qu’il faudra payer pour avoir cet animal. Ma patronne n’est pas d’accord. Elle le fait savoir.

" Jamais nous n’avons payé pour un chien et ce n’est pas aujourd’hui que nous allons commencer ".

Mon patron reste silencieux et paraît mal a l’aise. Soudain il s’adresse à moi.

" Toi, au lieu sourire comme un attardé mental, va te coucher ".

Surpris et effrayé par son agression verbale, je me lève d’un bond et quitte cette maison d’habitation qui n’abrite que des ... des ....
Allongé sur mon lit, je ne trouve pas le sommeil. Les pleurs du petit chiot ont diminué, mais il continue de se plaindre. Ne serais-tu pas comme moi, petit chiot plaintif ? Tes cris ne seraient-il pas un appel a l’aide ?
Non ! Ce n’est pas possible. Tu n’es pas un humain, tu es un animal, et un animal ne peux...... peut être que..... non! Je refuse de croire que des animaux peuvent être tristes. C’est le privilège des humains, et seulement des humains. Nous sommes les seuls capable de....
Je dois savoir……


..... J’entre sans faire de bruits dans l’étable. A pas lents, je me dirige vers le box ou est enfermé le chiot. J’ose un regard par-dessus le muret. Je découvre une petite boule de poils noirs recroquevillée dans un coin. Je reste immobile et silencieux pour ne pas le réveiller.
Dans son sommeil, le chiot semble rêver. Il pousse de minuscules cris plaintifs. On dirait qu’il..... non ce n’est pas possible ! C’est un animal. Les animaux ne peuvent pas..... ne savent pas pleurer. Ce n’est pas normal. Seuls les humains ont le privilège de la souffrance ou de la joie. Pas les animaux.
Et pourtant, je dois me rendre à l’évidence. Cet animal pleure en dormant. Après tout, qu’est ce que je connais des animaux ? Est-ce que je sais seulement ce que c’est un chien ? De surcroît un chiot ? J’ouvre doucement la porte du boxe et m’assoie dans la paille a coté de cette bestiole, qui malgré sa petite taille, m’oblige à réfléchir au lieu d’aller dormir.

Soudain, l’incroyable, l’impensable, l’inimaginable se produit. Sans aucune autre forme que ce soit, le chiot se réveille, me regarde quelques secondes, se lève et sans plus attendre s’installe confortablement sur mes jambes. Tout de suite il se rendort. Je suis tétanisé. Je n’ose plus faire un seul mouvement. Qu’est ce qu’il lui prend a cette bête ? Elle n’est pas normale ! Sans réfléchir plus loin, je saisis le chiot pour le déposer dans son coin. Aussitôt il se relève et se remet de façon autoritaire sur mes jambes. Il me regarde comme pour me dire qu’il restera là et chose incroyable, il me lèche la main.
Ensuite il se roule en boule et se rendort du sommeil du juste non sans avoir poussé un long soupir qui semblait dire « qu’est ce que je me sens bien ». Je connais trop bien cette réaction. C’est la même que j’avais quand « l’autre » après m’avoir cogné, m’abandonnait dans un coin. Oui, a ces moments là, je poussais le même long soupir de soulagement que ce chiot.


Sans vraiment me rendre compte, j’ai posé ma main sur cet animal qui me ressemble dans sa douleur, dans sa solitude. Je commence a le caresser tout doucement. Un frisson me parcourt. Je viens de saisir l’importance de ce moment sans pouvoir vraiment me l’expliquer. Cet animal a réveillé en moi des sentiments enfouis au plus profond de mon cerveau. Des sentiments dont je ne connais pas la signification. Je me sens bizarre, mais en même temps je me sens bien. Alors pour ne pas casser ce moment magique, je ferme les yeux tout en m’allongeant dans la paille. Le chiot se blotti contre moi, au plus prés de ma figure. On dirait qu’il recherche le souffle chaud de ma respiration, son museau est tout contre ma bouche. Mon réflexe est de reculer ma tête, mais tout de suite il avance au plus près de ma figure, pose sa patte sur ma joue, pousse a nouveau un long soupir suivi d’une courte plainte et..... et je me mets a chialer...... Pourquoi ?

Ce petit cabot misérable, dans sa douleur et sa solitude, m’a choisi comme protecteur et ami. Il n’a pas cherché à savoir qui je suis. Il est tout simplement venu vers moi, c’est blotti contre moi, et......

J’ai mal a la tête, comme a chaque fois ou je ne comprends pas, comme.... Je ferme les yeux et, respirant a pleins poumons le souffle chaud de ce petit animal, je m’endors pour calmer le désordre et la douleur qui rempli mon cerveau de toutes sortes de pensées troubles et hors logiques.

Le carillon de l’église du village annonce quatre heures trente. Assis dans la paille, je ne sais plus quoi faire pour calmer le chiot qui veux jouer. Du moins c’est ce que je pense ! Comme c’est la première fois que je m’intéresse a un animal sans y être obligé, je ne sais trop que penser. Pourtant je dois reconnaître que ce n’est pas désagréable de pouvoir jouer avec une bestiole.... un chiot.

Les mois passent. Le chiot est devenu un magnifique berger allemand qui, pour ne pas arranger ma fierté, ne me quitte pas un seul instant. Jour et nuit, il n’est jamais a plus de cinq mètres de moi. Je suis occupé a des travaux dans les champs, il est là. Il observe mon travail comme s’il y comprenait quelque chose. La nuit, il dort sur le palier de ma porte de chambre, poussant de temps a autre de petites plaintes qui je le sais, veulent dire

"Laisse moi entrer dans ta chambre".

Seulement voilà, mon patron me l’a interdit. Il me l’a fait comprendre en des termes bien précis.

"Les bestioles avec les bestioles, a moins que tu te prennes pour un des leurs !"

Ce que je ne suis pas loin de croire. Pauvre patron jaloux. Cela vous ennuie que la "bestiole" soit si proche de moi. Votre haine envers cette "bestiole" est visible depuis la fois ou vous lui avez donné un ordre. Comme elle n’a pas réagi a votre autorité, vous avez voulu la frapper. Si je n’avais pas été là, la "bestiole" comme vous vous plaisez a l’appeler depuis, vous aurait sûrement égorgé. Oui mon bon patron, c’est cela la vie.

Dans la hiérarchie de la dominance de cette "bestiole" vous vous trouvez en troisième position. Je suis le numéro un, la "bestiole" est numéro deux , vous êtes numéro trois.
Cela ne vous plait pas. C'est normal. J’arrive presque a vous comprendre. Incroyable, non !.........


Nous sommes un soir de semaine quelconque. Il fait encore grand jour malgré l’heure avancée. Cela fait pas mal de temps que je n’ai pu profiter d’une soirée. Seulement voilà ! Depuis quelques jours, je suis plongé dans mes pensées de famille. Malgré ce que je peux en dire, mes frères et sœurs me manquent....Tous.
Assis sur un tas de bois, tout en broyant du noir, je regarde jouer mon chien. Un rien lui suffit pour s’amuser. Ce coup ci, il joue avec un morceau de bois. Plusieurs fois il me le dépose devant mes pieds. Mon chien m’invite a son jeu. Je n’ai pas le cœur a jouer. Mais comment lui faire comprendre cela ? Comme un idiot, je ramasse le morceau de bois pour le jeter plus loin. Aussitôt le chien me le ramène et le dépose a mes pieds. De rage, je ramasse le bout de bois et le relance encore plus loin que la fois précédente.

" Laisse moi tranquille ! Je n’ai pas envie de m’amuser. Va jouer ailleurs, tu m’énerves. "

Il m’a fallut plusieurs lancers de bâtons pour réaliser que je suis en train de m’amuser involontairement avec mon chien. Le pire, c’est que cet animal m’a fait oublier que je suis triste. Pour la énième fois, je viens de réaliser que grâce a lui, j’ai oublié ma famille, ma tristesse, mon malheur.
Souvent je me plais a penser que ce chien a un impact psychologique sur ma personne. Je ne sais pas comment l’expliquer. Toujours est-il qu’a chaque fois ou je vais mal, c’est vers mon chien que je me tourne. J’ai appris a dialoguer avec lui. Je devrais dire a monologuer.
Je suis certain que mon chien comprends ce que je lui dis. Cela se remarque a sa manière de me regarder. Quand je suis au plus haut de mon chagrin, il dodeline de la tête comme s’il essayait d’approuver me complaintes. Parfois son regard semble pénétrer jusqu ‘au plus profond de mon cerveau.
Mon chien est devenu mon médicament. Je suis dépendant de cet animal. Je ne m‘ en plains pas ! Bien au contraire ! Du fond de mon cœur, je souhaite que cette situation ne change jamais. Si cela devait arriver, je ne sais pas ce que je deviendrai. J’ai plus besoin de lui qu’il n’a besoin de moi.
Et pourtant, ce soir là........





Tout en jouant avec le chien et sans en prendre conscience, nous nous sommes éloignés de la ferme. Trois cent, quatre cent mètres, mais pas plus. Mon chien, le bâtons dans la gueule, court comme il n’a jamais couru. Ce qui est normal ! Je lui courre après. Bien sur, la lutte est inégale, mais je me défend pas mal. Plusieurs fois je le rattrape, au point de le toucher. Au bout de quelques minutes de ce jeu, épuisé, je me laisse tomber dans l’herbe. Aussitôt le chien me rejoint pour tout de suite me sauter dessus. J’en profite pour lui voler son bâton. D’un bond je me relève et jette le morceau de bois le plus loin possible. Sans attendre, le chien se lance a la poursuite de son jouet de fortune.

Je me laisse a nouveau tomber dans l’herbe. Je ferme les yeux pour imprégner mon cerveau de ce moment unique de détente. Je laisse mes pensées m’entraîner ou bon leur semble. Devant moi défile le monde entier. Gentils, méchants, beaux, moches, tout m’est égal. A cet instant, rien ne peux altérer ma joie de vivre, de penser. Au bout de quelques instants, une certaine nonchalance s’empare de moi.

Quand j’ouvre les yeux, il fait nuit. Je me suis endormi dans les prés ! Comme un animal sauvage, comme..... comme mon chien. Couché a mes cotés, il dort du sommeil du juste.
Après tout, pourquoi je devrais rentrer.... C’est le chien qui a raison! De toute façon, j’ai loupé le repas du soir. Alors, autant profiter au maximum de cet instant présent. C’est tellement rare....
Je m’allonge tout contre mon chien. Je respire son odeur. Elle a changé, ce n’est plus l’odeur du petit chiot que j’avais connu.... Dommage, je l’aimais bien, cette odeur. Et son souffle de chiot, est ce qu’il a lui aussi changé ?
Pour m’en assurer, je rapproche ma figure de sa gueule. Pendant ce temps, lui, ne bouge pas d’un poil. D’habitude, un rien le réveille ! Et là, je peux me permettre de le déranger dans son sommeil, sans obtenir de réaction de sa part!
Ma figure est a quelques centimètres de sa gueule, je ne sens rien ! Ce n’est pas normal ! Alors je décide de secouer ce fainéant. Il n’y a pas de raison qu’il dorme, alors que moi je veux savoir quelque chose.

"Allez le chien, réveille toi, tu as assez dormi !"

Je le secoue de plus en plus fort. Le chien ne réagit pas. Je commence a comprendre que quelque chose n’est pas normal.
Il est... il est.... mon chien est mort !
Non, ce n’est pas possible, il n’a pas le droit, il n’est pas mort ! Je secoue la tête de mon chien dans tous les sens. Aucune réaction, rien. Mon chien est mort a coté de moi, tout contre moi, il est mort seul. Moi, je dormais. J’ai laissé mon chien mourir comme un..... comme.... Il est parti sans me prévenir, sans..... Peut être a-t-il essayé de me réveiller ? Et moi je n’ai rien senti....

Plusieurs minutes je reste sans réaction a coté de ce cadavre qui, il y a encore une heure ou deux, jouait avec moi. J’ai beau réfléchir a ce qu’il a pu lui arriver, je ne comprends rien. Avec ma main, je parcours le corps entier de mon chien. Je cherche une blessure quelconque. Rien ! Pas une trace de sang, pas la moindre plaie, rien.
Assis a coté de mon chien, je cherche a comprendre ce qu’il a pu se passer. Pourtant, il y a quelque chose qui me tracasse. Dans sa mort, mon chien semble avoir maigri. Ces cotes ont l’air d’être comprimées vers l’intérieur de son corps. Il y a aussi sa gueule qui n’est pas normale. Elle est grande ouverte. Soudain, je réalise ce qu’il c’est passé.
Il y a quelques jours, un agriculteur du village a découvert un renard mort dans son poulailler. Comme je n’avais jamais vu de renards de près, le soir même avec les copains, nous sommes allés voir cette bestiole. L’agriculteur nous a dit que ce renard a été empoisonné volontairement pour cause de rage dans la région.
La mort de mon chien ressemble étrangement a celle de ce renard. Donc, mon chien a été empoisonné !
Je commence a me souvenir de la phrase de mon patron, quelques jours plus tôt, au sujet de boulettes de viande empoisonnées qui ont été réparties dans la région.
Je me souviens aussi qu’il m’a ordonné de ne pas emmener le chien a travers la campagne..... Quel idiot je fais ! Mais pourquoi je suis incapable d’obéir ? Ça ne loupe pas ! Il ne se passe pas quinze jours, sans que je sois responsable d’une nouvelle catastrophe. Le plus horrible, c’est que cette fois ci, a cause de moi, mon chien est mort.
Mort ! Mais alors, ça veux dire que je suis de nouveau seul ! Que je n’ai plus personne a qui confier mes malheurs ! Que mes balades a travers la campagne, je vais devoir les faire en solitaire ! Que.… que.….
Mon chien est mort et moi je pense a ma petite personne. Je suis responsable de sa mort, et je ne fais rien de mieux que de m’apitoyer sur mon sort. Je ramasse mon chien et je le porte jusqu'à la ferme.
C’est pendant ce parcours difficile, que j’ai appris la compassion envers un animal.
Dans l’agriculture, on est continuellement confronté a la mort animale. Ce sont les bovins qui partent vers la boucherie, les cochons également, les petits veaux subissent le même sort, les volailles, toutes les bêtes de la ferme sont appelées un jour ou l'autre a terminer leur vie sous le couteau du boucher. Cela fait de moi un gamin qui trouve la mort animale naturelle. Mais ce soir, le sentiment de tristesse que j’éprouve pour mon chien est identique a celui que je ressens quand je pense a ma famille. Exactement de la même force. J’ai envie de chialer, de hurler, de cogner, de disparaître.
Mais bien vite, mes maux de tête reprennent le dessus sur ma douleur. Alors je me calme pour pouvoir ramener mon chien jusqu'à la ferme.
Au moment ou j’ouvre la porte de l’écurie pour y déposer ce corps sans vie, la voix puissante de mon patron m’interpelle

" Qu’est ce que tu as fais au chien ? "

Je n’ai pas envie de lui répondre. Pas maintenant. Je suis triste, révolté, j’ai mal a la tête, je ne suis pas bien. Alors, sans lâcher mon chien, je m’adresse a mon patron qui commence sérieusement a m’énerver. D’une voix lourde et pesante, je lui dis

" Dégage de mon chemin "

La réaction de mon patron est instantanée. Il me gifle de toute ces forces. Sur le coup, j’ai l’impression que ma tête va faire deux fois le tour sur mes épaules. Le pire, c’est que je ne ressens aucune douleur, bien au contraire. Je souhaite presque qu’il me frappe a nouveau. Je n’ai pas envie de pleurer, ni même de hurler. Je réalise que cette fois ci, je mérite une correction. C’est bien la première fois ! Jamais ce sentiment n’était apparu en moi, le môme qui en a pris plein la gueule pendant des années, je souhaite, je revendique une correction ! Je suis perturbé, troublé.

Mon chien dans les bras, je regarde mon patron. Silencieusement, je le supplie de faire quelque chose. Quoi ? Je ne sais pas. N’importe quoi, il pourrait ramener mon chien a la vie ! Lui qui sais tout, qui connais tout mieux que n’importe qui, c’est le moment de prouver que rien ne lui résiste !
Il comprends ce que j’attends secrètement de lui. Je le lis dans ces yeux. Il est impuissant a ce drame, comme moi, comme n’importe qui le serai a ce moment précis.
Alors il me dit

"Je ne sais pas quoi te dire. Si tu m’avais obéi, cette pauvre bête ne serait pas morte. Tu es responsable de sa mort. Le plus grand mal que je te souhaite, c’est que de toute ta vie, tu n’oublies jamais que cet animal est mort a cause de toi "

Tout de suite après, il se retourne et disparaît vers sa maison, son antre, son château fort.

La phrase de mon patron me fait mal, plus mal que les gifles de tout a l’heure, aussi mal que les plus fortes souffrances subies lors de la maltraitance physique que « l’autre » m’a infligé.
Alors je me laisse tomber a terre, mon chien dans mes bras, je pleure.
Ce soir, a ma douleur, c’est ajouté quelque chose que je ne connais pas. Au fond de ma gorge, j’ai la sensation d’avoir un nœud qui se serre de plus en plus.
Plus je regarde les yeux sans vie de mon chien, plus cette douleur nouvelle est vive. Je recherche autour de moi une aide morale, mais je suis seul, très seul. Seul comme je pense que je ne le serais jamais plus. Seul avec la mort de mon chien, mon compagnon de ballade, de jeux, de.... Mon chien est mort.
Assis dans la paille, je me souviens de tous les moments passés avec cet animal. Au début, alors qu’il n’était qu’un chiot, il m’avait choisi comme ami. Puis, en grandissant, il m’a accepté comme maître. Quelle fierté ce jour là !
Les nombreuses promenades que nous avons fait ensemble, les découvertes en tout genre, les courses éffreinées, tant de choses nous rapprochaient, nous rendaient complice.
Pour la première fois de ma vie, un être vivant etait devenu dépendant de ma personne. Ce n’étais qu’un animal et je n’ai pas été capable de remplir ma tâche.

Je t’ai emmené a la mort. Ma non obéissance a réduit a néant le seul lien affectif que j’entretenait avec un être vivant.
Le restant de la nuit, je suis resté a veiller cet animal. C’est ce soir là que j’ai pris une décision qu ‘aujourd’hui encore je respecte a la lettre.

Pour le restant de ma vie, je jure que j’aurais toujours un compagnon canin a mes cotés. Alors que je fais apparaître ces mots sur l’écran de mon ordinateur, a mes pieds est couché un magnifique berger allemand de 6 ans. Il est mon septième chien. A aucun moment de ma vie je n’ai pu concevoir de rester sans chien.

Pourtant, jamais je n’ai oublié ce premier et fidèle compagnon. Il est toujours présent dans ma mémoire.
Son nom ! Jamais il n’en a eut. Je l’appelai « le chien ». Tout simplement........

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Re: Vidal et First.... mes deux berger allemand

Message par doggymiss le Lun 25 Oct 2010 - 22:38

sad j'en ai eu les larmes aux yeux tout le long!!merci pour ce beau récit Dominique!

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Re: Vidal et First.... mes deux berger allemand

Message par Invité le Mar 26 Oct 2010 - 14:37

.......... oui, c'est triste et inoubliable. C'est la vie. Le plus fou, c'est que je vois encore le visage de Chien comme si c'était hier..... Alors que cela c'est passé en 1969...... Je dois beaucoup a cet animal. Jamais je ne pourrais lui rendre la pareille.

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Re: Vidal et First.... mes deux berger allemand

Message par doggymiss le Mar 26 Oct 2010 - 22:13

tu lui as déja apporté beaucoup aussi ,car à part toi personne ne le traité comme un etre vivant et ça il te l'a bien prouvé par sa reconnaissance Wink

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Re: Vidal et First.... mes deux berger allemand

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